Pour inscrire son développement au cœur de la nouvelle dynamique régionale et européenne, France Initiative a choisi une durée de 7 ans (2007-2013) pour son projet stratégique. C’est en effet aussi celle des documents de programmation des objectifs des fonds structurels de l’Union Européenne et de la nouvelle génération des contrats de projets État-Région.
Après les années de forte croissance du réseau, puis celles de la stabilisation, tant du modèle France Initiative que de l’organisation du mouvement, l’objectif n’est plus d’augmenter le nombre de plateformes : le réseau couvre aujourd’hui la quasi-totalité du territoire. L’ambition de ce troisième projet stratégique est de doubler le volume d’activité des plateformes en 7 ans.
Le contexte économique et social est favorable à la création d’entreprises : elle est de mieux en mieux acceptée comme une alternative au travail salarié ; elle est devenue un élément important des politiques de l’emploi ; elle permet de répondre à des besoins encore insatisfaits ; elle est la clé du développement des territoires ; enfin, elle est très fortement encouragée par les pouvoirs publics nationaux, régionaux et locaux.
L’enjeu des prochaines années est pour France Initiative de trouver dans ces tendances lourdes de quoi conforter sa place, sa singularité et sa valeur ajoutée. La promotion, le renforcement du modèle original des plateformes France Initiative et son inscription dans l’horizon régional est au cœur de ce nouveau projet, qui est construit autour de trois grands axes :
• Le premier axe a trait à la finalité de l’action des plateformes, tournée vers le développement économique des territoires. Objectifs affichés :
- Améliorer le suivi des créateurs et développer le parrainage, qui sont les clés de la pérennité des entreprises aidées, d’une part ;
- Placer l’activité de France Initiative au cœur des dispositifs publics d’aide à la création et à la reprise d’entreprises, d’autre part. Il peut s’agir selon les cas de politiques ciblées vers des catégories de créateurs (les femmes ou les jeunes), vers des types de territoires (les quartiers sensibles ou les territoires en mutation économique), vers des types d’entreprises (les entreprises innovantes au plan technologique, les entreprises de services à la personne) ou des types d’intervention (la reprise d’entreprises, par exemple, ou l’aide au primo-développement).
• Le second axe s’organise autour du renforcement du métier. Doubler l’activité, ce n’est pas seulement permettre à deux fois plus d’entreprises de voir le jour. C’est accroitre dans les mêmes proportions l’accompagnement des porteurs de projet, avec le même niveau de qualité. La réussite de cet objectif dépend directement de la capacité des plateformes à mobiliser les ressources financières et humaines à hauteur de ces besoins. Le projet dessine plusieurs leviers pour y parvenir :
- Asseoir durablement le développement sur les partenariats publics et privés, en associant mieux les banques et les entreprises à la dynamique du mouvement.
- Diversifier les modalités de financements.
- Renforcer les professionnalismes, en attirant et en fidélisant davantage de bénévoles, en faisant de la qualité le socle du métier et en valorisant mieux les compétences des salariés.
• Le dernier axe s’articule autour de la vie du mouvement et de sa notoriété. Le caractère décentralisé de France Initiative, qui est sa richesse, complique le développement d’une image nationale et explique le décalage qui existe entre le poids réel du mouvement et son manque de notoriété. Le projet entend remédier à ce handicap en fixant plusieurs axes de progrès :
- Développer et mieux faire partager la culture du mouvement d’une part ; articuler plus fortement les communications locales, régionales et nationales en faisant en sorte que les plateformes affichent mieux leur appartenance, d’autre part.
- Conforter l’organisation de France Initiative en renforçant encore le rôle des coordinations régionales, en multipliant les échanges transversaux et en réaffirmant des missions d’appui ambitieuses pour la tête de réseau.
- Ouvrir, enfin, le mouvement à l’international en menant des actions dans le cadre de la coopération décentralisée et en confortant le modèle plateforme France Initiative en Europe.
Ce projet est issu d’un intense travail collectif qui a mobilisé pendant plus d’an les instances du mouvement, un comité de pilotage, placé sous la responsabilité du président de la Conférence des présidents, Bernard Joubrel, les coordinations régionales de France Initiative et les plateformes France Initiative elles-mêmes. Ces dernières, réunies dans un premier temps au niveau régional, ont pu nourrir la réflexion, en y associant leurs partenaires, avant que la première Université de France Initiative, réunie en novembre 2006 à Arles, n’offre une nouvelle occasion d’approfondir collectivement les débats.
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