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Banques en ligne : les derniers chiffres connus

Tarifs pas chers, ouverture de compte rapide, offres bancaires innovantes… Les banques en ligne et les néobanques sont en train de bouleverser le secteur bancaire traditionnel. Et elles rencontrent un succès grandissant au vu du nombre de clients qui se laissent tenter par leurs offres alléchantes. Pour tenter de comprendre le marché actuel des banques en ligne, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a dressé un état des lieux de la place de ces établissements sur le marché français.

Un marché bien segmenté mais très concurrentiel

Aujourd’hui, le marché des banques en ligne est disputé par une dizaine d’acteurs majoritairement détenus par les enseignes bancaires traditionnelles. Cependant, quelques pure-players sortent du lot en proposant une offre unique, accessible uniquement via Internet. Les auteurs du rapport du gendarme des banques ont divisé 12 banques en ligne en 4 générations, en fonction de leur date de naissance et de leurs modèles économiques :

  • La 1ère génération regroupe Boursorama Banque (groupe Boursorama), ING Direct (groupe néerlandais ING), Monabanq (groupe Cofidis) et Fortuneo (Arkéa).
  • La 2ème génération est constituée par Hello Bank (BNP Paribas) et BforBank (Caisses régionales du Crédit Agricole).
  • La 3ème génération rassemble Nickel (Financière des paiements électroniques), C-Zam (Carrefour Banque), Orange Bank (Orange) et Ma French Bank (La Banque Postale).
  • La 4ème génération rassemble les néobanques Revolut (Revolut Ltd) et N26 (Number26 GmbH).

À ces pure-players s’ajoutent aussi l’offre dématérialisée des enseignes traditionnelles comme BNP Paribas, AxaBanque, LCL (lisez ici un avis détaillé sur LCL), HSBC et Société Générale.

Comment les banques en ligne progressent-elles ?

Quelques chiffres du marché des banques en ligne

Malgré un taux de pénétration encore assez faible (6,5% selon l’étude de l’ACPR), les banques en ligne ne cessent de séduire les Français. Elles ont d’ailleurs cumulé 4,4 millions de clients à la fin de l’année 2017. Cependant, le taux d’utilisation des comptes en ligne (14% des clients sont inactifs) suppose que ces banques ne sont pas toutes utilisées au quotidien.

Par contre, les nouveaux acteurs, c’est-à-dire les banques mobiles et les néobanques (N26 et Revolut principalement), séduisent considérablement les Français. En 2017, elles ont conquis 1,3 million de clients, ce qui équivaut à 33,5% des acquisitions de toutes les banques en ligne confondues.

Par ailleurs, malgré leur considérable dynamique commerciale, les banques dématérialisées ne sont pas rentables économiquement. Le rapport de l’ACPR pointe du doigt un faible produit net bancaire (PNB) moyen qui ne dépasse pas les 138 euros annuels par client, même si certains établissements réalisent jusqu’à 200 euros de PNB.

Sauf exceptions, les banques en ligne et néobanques ne parviennent pas à dégager un résultat positif. L’ACPR montre d’ailleurs ses incertitudes quant à la capacité de ces établissements à rentabiliser leurs activités.

Toujours côté rentabilité, en plus de l’augmentation du nombre d’utilisateurs, la principale source de revenus des banques en ligne est la fidélisation des clients ainsi que la proposition de produits d’épargne et de crédits. Cependant, le crédit immobilier et le crédit à la consommation des banques en ligne attirent aujourd’hui encore moins d’un client sur 10.

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