Les cryptomonnaies font désormais partie des actifs que de plus en plus d’investisseurs intègrent dans leur stratégie à long terme. En France comme ailleurs en Europe, l’intérêt pour ces actifs numériques ne cesse de croître, aussi bien chez les particuliers que chez les institutions.
La mise en place de cadres réglementaires comme MiCA et le développement de produits financiers comme les ETF contribuent à leur adoption. Ces outils permettent d’accéder à un marché qui s’intègre peu à peu dans la finance classique, avec une approche plus structurée et moins spéculative qu’à ses débuts.
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Bitcoin et Ethereum : des cryptomonnaies fondamentales pour les positions à long terme
Bitcoin et Ethereum sont les deux actifs numériques les plus établis du marché, et ils conservent ce statut en France. Bitcoin est considéré comme un actif de réserve à l’offre limitée, tandis qu’Ethereum offre un large éventail d’utilisations, notamment la finance décentralisée, les objets de collection numériques et les applications de contrats intelligents.
Ces fonctionnalités font de ces deux cryptomonnaies des choix courants pour les investisseurs qui ne se limitent pas aux gains à court terme. Ethereum alimente des milliers d’applications décentralisées, et cette demande constante lui confère une position plus claire à long terme. Cependant, de nombreux investisseurs à long terme préfèrent éviter les risques liés à la détention directe de cryptomonnaies. C’est là que les contrats à terme prennent tout leur sens.
Ces outils permettent de s’exposer aux fluctuations de prix sans détenir l’actif. En finance traditionnelle, les contrats à terme sont largement utilisés dans des secteurs tels que les métaux, l’énergie et même les indices boursiers. C’est pourquoi le contrat à terme sur l’Ethereum a également fait son entrée dans ce secteur. Il permet aux investisseurs de suivre l’évolution du prix de l’ETH via un marché réglementé.
Certains contrats suivent les données du marché au comptant, tandis que d’autres sont liés à des indices plus larges. Pour les investisseurs français, cette solution semble souvent plus prévisible que de détenir directement des bitcoins. Le rôle d’Ethereum dans les services blockchain et ses fluctuations de prix légèrement plus faibles le rendent attractif pour les approches d’investissement structurées.
Stablecoins : faible volatilité et soutien réglementaire
Les stablecoins ont retenu l’attention des institutions financières françaises. Adossés à des monnaies fiduciaires, ces cryptomonnaies réduisent les fortes fluctuations de prix observées sur d’autres types de cryptomonnaies. Elles s’intègrent de plus en plus aux stratégies à long terme car elles allient la rapidité de la blockchain à la fiabilité des monnaies fiduciaires.
L’exemple le plus récent est l’EUROD, un stablecoin ancré à l’euro lancé par la banque française ODDO BHF. Coté sur Bit2Me, il est conforme à la réglementation MiCA et s’adresse aux particuliers comme aux entreprises. L’objectif est simple : créer un euro numérique utilisable dans tous les systèmes financiers sans risque de change. Les banques françaises ne sont pas les seules. La Société Générale a également lancé un stablecoin adossé à l’euro, l’EURCV.
Ces exemples illustrent une évolution claire. Les institutions ne se contentent plus d’observer le marché des cryptomonnaies, elles le façonnent. Pour les investisseurs, cela signifie que les stablecoins peuvent constituer un actif à moindre risque dans un portefeuille de cryptomonnaies, avec l’avantage supplémentaire d’un soutien réglementaire.
Coins mèmes et jetons spéculatifs : risque élevé, court terme
Les coins mèmes sont réputés pour leurs gains et pertes rapides. Ils ne reposent ni sur l’utilité ni sur la fonctionnalité, mais deviennent souvent viraux grâce à l’attention portée en ligne. Bien qu’ils soient faciles d’accès et d’échange, ils jouent rarement un rôle dans l’investissement à long terme.
Les régulateurs français ont émis des avertissements concernant ces jetons. Leur prix peut fluctuer de plus de 10 % en une seule journée, sans raison technique ou presque. Dans de nombreux cas, les investisseurs les considèrent comme un pari risqué, espérant des rendements élevés. Cela dit, le Dogecoin et le Shiba Inu enregistrent toujours un volume d’échange important en Europe, même sans historique de prix stable.
Certains investisseurs conservent une petite partie de leur portefeuille de cryptomonnaies dans ces jetons, mais la plupart les considèrent comme des investissements à court terme. Sans fonction claire ni réglementation, ils restent des choix à haut risque.
Réglementation et accès au marché : la France se structure
La France se positionne comme une plaque tournante pour les services crypto réglementés. La banque centrale demande que l’Autorité Européenne des Marchés financiers (AEMF) soit pleinement habilitée à superviser les marchés crypto. Le gouverneur de la Banque de France a exprimé ses inquiétudes concernant les stablecoins adossés au dollar et a appelé à un euro numérique pour permettre à l’Europe de garder le contrôle de son système monétaire.
Des projets comme Pontes et Appia sont en cours pour soutenir la monnaie centrale tokenisée. Ces efforts visent à rapprocher la blockchain et la finance traditionnelle. Ils pourraient également ouvrir des perspectives plus réglementées aux investisseurs particuliers et institutionnels en France.
Cette orientation pourrait également ouvrir la voie aux ETF Ethereum sur les marchés locaux. Actuellement, les investisseurs français ne peuvent accéder aux ETF crypto que via des plateformes d’échange étrangères comme celles du Canada ou des États-Unis. Mais avec la croissance de la demande et l’évolution des cadres européens, l’accès pourrait s’améliorer.
Perspectives à long terme : place des cryptomonnaies dans les portefeuilles
L’intérêt des cryptomonnaies à long terme repose à la fois sur leur croissance et leur utilisation. La large application d’Ethereum, l’offre plafonnée de Bitcoin et l’émergence de stablecoins réglementés illustrent différentes raisons d’inclure des actifs numériques dans un portefeuille. La participation institutionnelle apporte un niveau de confiance qui manquait il y a quelques années seulement.
Les investisseurs en France ne se contentent pas de détenir des cryptomonnaies. Ils investissent via des ETF, participent au staking et suivent des offres réglementées. Si des risques subsistent, notamment pour les jetons moins testés, les outils permettant une approche structurée existent désormais.
Bonjour, je suis Thomas, ancien conseiller financier passionné par l’entrepreneuriat. Sur France Initiative, je vous accompagne avec des conseils pratiques et des stratégies pour optimiser vos finances et développer vos projets d’entreprise.