Salaire d’un dentiste

Etre dentiste est un métier qui peut être dur, mais qui se révèle avant tout valorisant. Soigner les gens, soulager la douleur, leur rendre le sourire sont autant de missions que le dentiste peut remplir et qui font sa satisfaction en fin de journée. Pourtant, c’est une filière qui est relativement délaissée du fait de l’image. On est toute la journée dans la bouche de quelqu’un d’autre et cela peut en rebuter plus d’un. Cela étant dit, le salaire d’un dentiste n’est pas négligeable, surtout qu’il existe une spécialisation qui fait grimper l’enveloppe salariale.

Qu’est-ce que le métier de dentiste ?

Le métier de dentiste est un métier qui fait partie du secteur médical et des soins de santé. Cela signifie qu’il travaille en milieu médical centralisé (comme un hôpital) ou décentralisé (dans un cabinet). Mais l’un comme l’autre nécessite d’avoir un environnement et du matériel propres et adaptés.

Ne deviens pas dentiste qui veut, il s’agit d’une profession protégée qui impose de suivre des études en dentisterie, voire en médecine, et de disposer des agrégations ad hoc, à savoir un numéro pour pratiquer. Cela demande beaucoup de temps et de sacrifice pour le futur dentiste. Ensuite, il ne faut pas négliger le facteur vocatif de la filière. Les dentistes, pour exercer, doivent ressentir une passion pour leur métier, car il s’agit d’une profession difficile et fatigante. Ainsi, celui qui n’a pas la réelle vocation abandonnera bien vite son cursus. Il ne faut pas oublier que le dentiste est souvent mi-assis, mi-debout tout au long de la journée. Il a les bras tendus et est arc-bouté sur son patient.

Outre cela, il faut souligner le caractère préventif du métier de dentiste. En effet, même si nombre de personnes se rendent chez le dentiste pour soigner une carie ou faire placer un plombage, c’est souvent parce qu’il est déjà « trop tard. » Le rôle du dentiste commence dès le plus jeune âge avec les enfants. Apprendre à bien se brosser les dents, sensibiliser aux risques de maladies buccales les enfants aussi bien que les parents, faire des dépistages et des visites annuelles. Tous ces gestes sont des gestes préventifs qui permettent d’éviter de douloureuses séances sous anesthésie. Ces gestes préventifs s’accompagnent parfois d’acte que l’on peut qualifier de médicaux. Par exemple, des radiographies.

A côté du dentiste « classique », celui qui habite dans le quartier et qui soigne les dents de manière générale, il existe des spécialisations dont les salaires peuvent être valorisés. Ainsi, il existe le métier de chirugien-dentiste, de stomatologue, c’est-à-dire un métier au croisement entre la médecine et la dentisterie. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le chirurgien-dentiste suit une formation complémentaire en médecine. Le stomatologue est spécialisé dans la chirurgie de la bouche. C’est lui qui enlève les dents de sagesse par exemple. C’est aussi lui qui réalise des interventions chirurgicales ou la pose de prothèses.

Il est aussi possible de devenir dentiste spécialisé en orthodontie. Il s’occupe alors du suivi à long terme du redressement des dents.

Quoiqu’il en soit, tout chirurgien-dentiste doit être en possession d’un diplôme reconnu par l’État français en chirurgie dentaire. Pour exercer, il doit également être inscrit à l’ordre national des chirurgiens-dentistes.

Dentiste en action
Le travail du dentiste est un travail de précision

Comment devenir dentiste ?

Pour devenir dentiste, il faut être capable de manipuler des objets dans des endroits étroits, avoir une bonne dextérité et être endurant pour résister à des journées stressantes. Au-delà de ça, il faut obtenir un diplôme de dentiste. Le titre exact de la formation est docteur en chirurgie dentaire, un diplôme d’Etat qui équivaut au Bac +6. Les conditions d’accès sont :

  • Les candidats doivent être titulaires du baccalauréat. De préférence, il doit être issu d’une filière scientifique comme la filière S.
  • La première année est une année d’études en médecine. Ensuite, pour passer en 2ème année, il faut réussir un concours d’entrée. Ensuite, se déroule la formation de dentiste qui s’étale sur une période de 5 ans. D’où le total de 6 ans d’études. A cela, il faut rajouter les éventuelles spécialisations comme la stomatologie.

Le concours mis en place permet de réduire le nombre de candidats, car le nombre de places disponibles est limité. On ne garde que les meilleurs. Les études de 5 ans se poursuivent en deux cycles, comme toutes les études. Un troisième cycle est disponible par la suite et reprend les spécialisations.

Les spécialisations comme la stomatologie sont des formations annexes qu’il est possible de suivre en internat. On parle alors d’un bac +8. Le diplôme délivré est un Certificat d’Etudes Cliniques Spéciales, ou CECSMO. Pour l’orthodontie, il faut même compter 4 années d’études complémentaires. Le coût et la durée de ces études fait que nombre de praticiens ne les font pas et restent des dentistes classiques généralistes. Or, la demande est bien réelle et pour celui qui veut gagner de l’argent, c’est une voie royale. En effet, on considère qu’il y a environ 40.000 praticiens orthodontistes sur le territoire, mais le baby-boom fait que le nombre diminue d’année en année et que la demande augmente dans toutes les régions. Ceci dit, certaines régions, comme la région parisienne ou PACA, il n’y a pas de pénurie ; alors que le Nord et les campagnes sont en pénurie.

Combien gagne un dentiste ?

Le salaire du dentiste n’est pas fixe, mais varie en fonction du travail effectué, de sa patientèle, du lieu où il exerce etc. Autant de paramètres qui varient d’un dentiste à l’autre. Il est donc difficile de déterminer le revenu moyen d’un dentiste. Dans l’absolu, on peut considérer qu’un dentiste gagne aux alentours de 6.000 euros bruts par mois. C’est un montant qu’il touchera s’il travaille comme salarié.

Si le dentiste travaille en tant que libéral, les montants peuvent être encore plus importants. On parle alors d’un revenu équivalent, environ 6.000 – 6.100 euros net par mois.

Cependant, il est difficile de classer un dentiste d’un côté ou d’un autre. De nombreux dentistes ont plusieurs activités professionnelles en même temps. Ainsi, un dentiste peut effectuer des heures en hôpital, où il sera rémunéré en tant que salarié de l’hôpital. Son traitement sera alors soumis à des prélèvements par l’Etat pour cotiser. Le même dentiste peut également simultanément travailler en tant qu’indépendant / à son compte, le soir dans un cabinet privé. Il percevra alors un traitement brut, duquel il pourra déduire des frais. Un point qui sera abordé plus loin.

Une partie des revenus du dentiste lui permet de rembourser son matériel et son cabinet si celui-ci lui appartient. Ou l’investissement fait dans une part du cabinet. Cette partie, même si elle est perçue par le dentiste sous une autre forme est néanmoins déduite et ne correspond donc pas à un salaire-poche.

Selon la Caisse Retraite Chirurgiens Dentistes & Sages Femmes, on peut souligner que :

  • 17 % des dentistes ont gagné moins de 616 euros
  • 10,2 % des dentistes ont gagné plus de 193.080 euros

Ce sont des chiffres qui masquent pourtant une réalité et qui ne tient compte que de ce que les dentistes ont déclaré. Ainsi, certains chiffres, comme les investissements ne sont pas repris dedans. Or, on sait qu’un dentiste qui débute doit investir énormément en matériel. Un investissement qui sera remboursé mensuellement et que le dentiste libéral pourra déduire de ses frais. A noter qu’environ 60 % des revenus des professions libérales prennent la forme de taxes et de cotisations.

Quel est le salaire moyen d'un dentiste en France ?
Quel est le salaire moyen d’un dentiste en France ?

 Quels sont les coûts d’un dentiste ?

Les dentistes sont exposés à certains coûts incompressibles. Pour les dentistes libéraux, il faut payer les cotisations sociales, les impôts et autres prélèvements. Ces prélèvements sont aussi effectués auprès des dentistes salariés. Mais ceux-ci sont prélevés « à la source » et sont « invisibles » lorsque le traitement est perçu. Ils sont néanmoins visibles sur la fiche de paie.

D’autres frais incombent aux dentistes libéraux. Lorsqu’il s’agit d’investir dans un plateau technique, dans du matériel, ou même dans la surface de son cabinet. Tout cela représente des frais dont il devra s’acquitter chaque mois pour pouvoir utiliser son outil de travail. On peut considérer cela comme un investissement puisqu’en fin de carrière il pourra vendre son cabinet à un dentiste débutant avec son pas-de-porte, la patientèle.

De manière générale, les experts considèrent que 60 % des revenus d’un dentiste partent dans les charges. De toutes les professions des soins de santé, c’est le taux le plus élevé. Probablement à cause du fait que le matériel nécessaire pour le travail du dentiste est important, très technologique et délicat.

Si l’on doit rapporter à une mesure sur 100 euros, c’est-à-dire sur 100 € d’honoraires perçus par le praticien, on reviendrait à ceci : 65 € servent à couvrir les frais de fonctionnement et 35 € représentent la rémunération brute du praticien. Partie sur laquelle le dentiste devra s’acquitter d’impôts.

Qu’en est-il de la facturation des honoraires ?

En tant que dentiste, les actes sont divisés en deux catégories. D’une part, il y a les actes avec honoraires à montant libre, c’est-à-dire où le dentiste est libre de fixer le tarif de ses honoraires. De l’autre côté, il y a les honoraires dits honoraires opposables. Ces actes opposables représentent grosso modo 65 % des activités d’un dentiste, mais n’interviennent que pour 35 % des recettes engendrées par le même dentiste. Ces actes sont ceux qui sont couverts par les mutualités et autres assurances et qui sont en partie remboursée. Mais cela signifie aussi que sans actes à honoraires libres, beaucoup de cabinets dentaires ne survivraient pas…

Equipement de dentiste
Un certain nombre d’équipement est nécessaire pour s’installer correctement

 Où travaille le dentiste et qui le paie ?

Le dentiste peut travailler dans différents endroits pour exercer sa professions. A ce jour, environ 90 % des dentistes exercent leur activité en tant que profession libéral et sont établis dans un cabinet dentaire. Dans ce cadre-là, les rémunérations sont versées par le dentiste lui-même ou par le cabinet dentaire lorsque plusieurs dentistes collaborent. C’est également dans les cabinets dentaires qu’on retrouve le plus grand nombre de spécialistes.

Evidemment, la rémunération du dentiste dépend de sa charge de travail et des actes effectués. La rémunération peut donc varier de mois en mois en fonction de l’activité du cabinet dentaire et de l’importance des soins effectués. A titre d’exemple, la pause d’une couronne ou d’un implant rapportera plus qu’un détartrage ou qu’une visite annuelle.

Le reste des praticiens, environ 10 %, travaille dans des établissement médicaux privés ou publics. Cela peut être des centres de soins, des hôpitaux, des cliniques, etc. Le statut du dentiste est alors celui de salarié et c’est l’institution dans laquelle il travaille qui lui verse son salaire. La condition sine qua non pour travailler dans une telle institution est d’être inscrit à l’ordre national des chirurgiens-dentistes.

La rémunération perçue par le dentiste dans ce cas-ci est une rémunération nette déduite de toutes les cotisations d’usage, comme n’importe quel employé. C’est l’employeur qui effectue les retenues et verse à l’Etat les cotisations. En comparaison, la rémunération sera plus basse que dans un cabinet dentaire, mais elle libère le dentiste de tous les tracas de paperasserie et de comptabilité. En outre, le milieu médical lui offre une possibilité d’évolution puisqu’il peut devenir chef de service ou de département et avoir une fonction à responsabilité au sein de l’organisme.

En outre, le milieu hospitalier est le débouché le plus important pour les chirurgiens-dentistes puisque ce dernier a besoin d’une infrastructure et de l’assistance d’autres médecins (anesthésistes par exemple) pour le seconder. En effet, l’installation dans un cabinet privé de tel matériel demande un investissement colossal qui n’est pas à la portée des jeunes qui sortent des études.

Sources :

https://www.regionsjob.com/observatoire-metiers/fiche/dentiste

https://references.lesoir.be/article/dentiste-pharmacien-ou-v%C3%A9t%C3%A9rinaire-combien-gagnent-ils/

https://www.cidj.com/metiers/chirurgien-dentiste

http://www.journaldunet.com/business/salaire/dentiste/salaire-00284

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/04/12/20002-20150412ARTFIG00002-combien-gagnent-reellement-les-dentistes.php

https://www.salairemoyen.com/salaire-metier-160-Chirurgien_dentiste.html

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