Salaire pompier

Salaire d’un pompier

Le pompier est un professionnel qui intervient en cas d’incidents de petite ou grande envergure. Au-delà des incendies, il est sollicité pour porter secours aux victimes en cas de sinistres de tout genre. C’est un métier assez contraignant qui exige des compétences physiques et des connaissances spécifiques pour gérer des situations risquées et dangereuses. Point sur le salaire d’un pompier.

Qu’est-ce que le métier de pompier ?

Porter secours en cas de danger

A l’évocation de ce professionnel qui est aussi appelé sapeur-pompier ou encore soldat du feu, l’on pense immédiatement à ces personnes qui interviennent pour éteindre un feu en cas d’incendie. Néanmoins, son domaine d’intervention est beaucoup plus étendu. Ce professionnel dispose des compétences indispensables pour maîtriser des situations plus ou moins risquées et dangereuses.

Salaire pompier
Le pompier, un soldat du feu

Pompier professionnel ou volontaire

Les pompiers sont subdivisés en deux catégories : les professionnels et les volontaires. Leur objectif commun reste le même, à savoir protéger et sauver les personnes en danger.

Les professionnels travaillent à plein temps tandis que les volontaires ont un volume horaire plus léger. Ce métier s’exerce généralement en extérieur et implique des déplacements fréquents.

A souligner que les volontaires définissent eux-mêmes leurs horaires d’un commun accord avec leurs responsables. Toutefois, une fois en service, ils se doivent d’être constamment joignables et disponibles.

Les pompiers sont en service le jour, la nuit et les jours fériés selon un tour de garde préétabli. Une équipe est toujours prête à réagir en cas de problème.

Comme dans tout autre secteur, leur carrière est évolutive et ils ont la possibilité de passer des examens pour monter en grade et toucher, par la suite, un salaire plus élevé.  

Quelles sont les missions du pompier ?

Le sapeur-pompier porte secours aux victimes d’un incident. Ils interviennent en cas d’incendie, d’accidents (de la route et autres) ou encore en cas de catastrophes naturelles.   

Secourir les personnes en danger

Les pompiers figurent parmi les premiers intervenants pour venir en aide aux personnes noyées, blessées, brulées, intoxiquées, tombées, etc. Ils prodiguent alors les premiers soins et établissent déjà des diagnostics avant que l’équipe médicale n’intervienne. Près de 8 interventions sur 10 concernent un secours d’urgence auprès d’une personne se trouvant dans une situation délicate et risquée.

 Ils disposent non seulement du savoir-faire, mais aussi des outils nécessaires pour résoudre les situations difficiles. Ils effectuent une analyse de la situation une fois sur les lieux avant d’agir afin de trouver la meilleure solution. Ils mettent en place une stratégie bien ficelée dans leur manœuvre.

Détecter et éteindre les incendies

Une fois sur dix, les pompiers sont appelés pour gérer un incendie. Deux types peuvent survenir : en zone urbaine et en pleine nature. Dans le premier cas, le feu touche des résidences, des immeubles, les voitures ou encore des poubelles. Les professionnels de l’extinction des feux interviennent dans ces situations en faisant en sorte de protéger et préserver au maximum les biens et matériels. A noter que le sapeur-pompier a suivi une formation spécifique pour faire face à ce genre de situation.

Protéger l’environnement

Les régions forestières victimes de sécheresse et de longues périodes de forte chaleur sont exposées aux incendies. Surtout en période de forte chaleur, ces derniers peuvent apparaître et progresser rapidement, mettant en grave danger la faune et la flore locale.

Les sapeurs-pompiers sont qualifiés et disposent des moyens adéquats pour résoudre ce type de problème et limiter les dégâts.

Venir en aide en cas d’accident

Les accidents de voiture, de train, d’avion et de bateau sont du ressort de ces professionnels du « sauvetage ». Ils apportent leur aide à des personnes dans de mauvaises situations. Ils peuvent dispenser des soins en cas de besoin. En fonction du cas, ils peuvent réaliser un garrot, un massage cardiaque ou encore un bouche-à-bouche, prenant alors des dispositions en amont du personnel médical qui prendra le relais par la suite.

Quels sont les statuts du pompier ?

Comme il l’a été évoqué plus haut, le sapeur-pompier peut être volontaire ou professionnel. Il existe également un troisième statut : le pompier militaire. Les missions sont les mêmes c’est-à-dire venir en aide aux personnes en détresse. La différence se trouve au niveau de leur parcours. L’on décompte environ 80 % de volontaires, 15 % de professionnels et le reste est constitué des sapeurs-pompiers militaires

Salaire pompier
Le pompier intervient dans diverses situations de sinistres

SPV ou Sapeur-pompier volontaire

Ce statut permet au sapeur-pompier de continuer ses études ou d’exercer un autre métier. Homme ou femme est libre de rejoindre les rangs des sapeurs-pompiers volontaires dans la mesure où il remplit les conditions requises. Occuper ce poste pendant cinq ans est nécessaire avant de monter en grade.

Notez que la première année fait office de test et le « candidat » doit faire ses preuves pour pouvoir continuer d’exercer le métier. Le SPV est accessible aux candidats de de plus de 16 ans et qui résident sur le territoire français. Le casier judiciaire doit être vierge et sa situation par rapport aux obligations du service national doit être régulière ou régularisée. 

SPP ou Sapeur-pompier professionnel

Ce métier à plein temps convient aux personnes à la recherche de stabilité professionnelle. Les pompiers sont soit dans les casernes soit en pleine intervention. Ils dépendent des collectivités. A noter qu’ils suivent une formation particulière après leur recrutement.

Homme ou femme français ayant au moins 18 peuvent déposer leur dossier de candidature en vue d’occuper le poste. Ils doivent être titulaires d’un diplôme de certificat de niveau 5. Ils passent obligatoirement un concours pour être recrutés.

Sapeur-pompier militaire

Les sapeurs-pompiers militaires sont ventilés en quatre catégories :

  • BSPP ou Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris ;
  • BMPM ou Bataillon des Marins Pompiers de Marseille ;
  • UIISC ou Unités d’Instruction et d’Intervention de la Sécurité Civile ;
  • Les pompiers sauveteurs.

En fonction de leur classification, ils sont amenés à secourir des « sinistrés » habitant sur Paris en cas d’incendie ou de sinistre technologique urbain. Ceux de la deuxième catégorie assurent la protection humaine, matérielle et environnementale. Les préfets sollicitent les pompiers militaires de la troisième catégorie en cas de crises majeures, notamment les catastrophes naturelles ou technologiques. Ceux de la dernière catégorie interviennent lorsqu’il est nécessaire d’effectuer un sauvetage.   

Quels sont les salaires et les indemnisations d’un pompier ?

Les sapeurs-pompiers professionnels perçoivent un salaire tandis que leurs homologues volontaires touchent une indemnisation. La possibilité d’évolution de carrière est l’avantage de ce métier. Qui dit monter en grade dit augmentation de la rémunération. 

Sapeur-pompier professionnel

Quel est son salaire ?

Le salaire de ce fonctionnaire varie en fonction de son grade et du nombre d’années durant lesquelles il a offert ses services. Sa rémunération est définie selon une grille indiciaire prédéfinie. Une évolution de poste, quant à elle, s’obtient par voie de concours. En fonction de son échelon et de son ancienneté, le sapeur-pompier professionnel peut gagner entre 1 500 et 4 460 euros bruts par mois.

Il convient de mentionner le traitement du « sapeur » dont le grade est le moins élevé de la profession. Son salaire varie de 1 480 à 1 700 euros.

Quels sont les avantages et indemnités ?

Le professionnel bénéficie des avantages et indemnités suivants :

  • Logement et résidence ;
  • Traitement indiciaire ;
  • Supplément familial ;
  • Horaire en cas de travaux supplémentaires ou IHTS ;
  • Indemnité de feu ;
  • Indemnité de spécialité ;
  • Indemnité de responsabilité ;
  • Supplément familial ;
  • Travaux supplémentaires.

Sapeur-pompier volontaire

Le système de rémunération du sapeur-pompier volontaire est différent de son homologue professionnel étant donné sa disponibilité moindre. Il perçoit une indemnité tournant aux alentours d’environ 7,50 à 15 euros nets de l’heure pendant les jours normaux (grille 2016). Le pompier bénéficie d’une majoration de cette indemnité pendant les jours fériés et durant les heures de travail.

Salaire pompier
Le pompier dispose d’équipements complets pour mener à bien sa mission

Il bénéficie d’autres avantages comme :

  • une allocation de réversion ;
  • formation ;
  • avantages en nature ;
  • indemnisation en cas d’incapacité temporaire ou d’invalidité permanente ;
  • frais funéraires…

Quelle rémunération suivant les grades de sapeur-pompier ?

La rémunération des sapeurs-pompiers diffère en fonction de leurs grades :

  • le caporal et le caporal-chef : jusqu’à 1 880 à 2 000 € ;
  • l’adjudant : jusqu’à 2 200 € ;
  • le sergent : de 1 530 à 2 100 € ;
  • le lieutenant : environ 1500 à 2 380 € ;
  • le capitaine et le commandant de sapeur-pompier : environ 1 600 à 3 300 € ;
  • le colonel et le lieutenant-colonel : environ 2 200 à 4 000 €.

Comment devenir un pompier ?

Remplir des conditions d’admissibilité, suivre des formations, mais aussi passer des examens sont nécessaires pour intégrer une caserne de pompiers.

Quelle formation suivre ?

Un stagiaire doit suivre la FIA ou Formation Initiale d’Application pour accéder au poste de pompier. Ce programme qui dure une année est dispensé par des centres homologués. Il est conseillé de se renseigner auprès de son département pour connaitre ceux qui sont disponibles dans sa région.

Comment passer le concours pour devenir pompier ?

Il existe deux voies pour accéder au métier pompier-sapeur professionnel.

La première est accessible aux candidats qui possèdent un Brevet des collèges ou un autre diplôme de niveau V. Il faut alors passer une épreuve d’admissibilité incluant un test physique et sportif. Une fois cette étape réussie, le candidat réalise un examen écrit incluant une dictée et des mathématiques. L’étape finale consiste en une épreuve orale d’admission qui se matérialise sous la forme d’un entretien avec le jury. Diverses questions concernant la motivation et les connaissances sont alors posées.

La seconde voie concerne les pompiers volontaires qui ont au moins trois ans de services à leur actif. Ils doivent également être titulaires d’un FIA 2e classe ou équivalent. Ici encore, il faut réussir une épreuve d’admissibilité physique et sportive ainsi qu’un test écrit.

Des aptitudes médicales sont requises dans les deux cas. Les candidats doivent être aptes physiquement et capables de réaliser des interventions de secourisme.

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