Farah Diba Pahlavi incarne une figure historique singulière de la monarchie iranienne. Ancienne impératrice d’Iran, elle vit en exil à Paris depuis la Révolution islamique de 1979 qui renversa le régime Pahlavi. Sa fortune actuelle, estimée à environ 200 millions de dollars, suscite interrogations et controverses. Son départ précipité d’Iran avec une seule valise contraste avec les rumeurs de richesses colossales attribuées à la famille royale. Entre son rôle de figure modernisatrice et sa vie d’exilée en France, son parcours révèle les contradictions d’une époque révolue.
L’exil du Shah et de l’impératrice : une fuite sans fortune
Le 16 janvier 1979 marque un tournant tragique pour la monarchie iranienne. Mohammad Reza Pahlavi et son épouse Farah quittent Téhéran les larmes aux yeux, contraints par la colère populaire. La Révolution islamique met fin à des siècles de tradition royale persane. L’impératrice affirme n’avoir eu le temps de boucler qu’une seule valise avant ce départ définitif.
Contrairement aux rumeurs persistantes, aucun bijou de la couronne n’a quitté l’Iran. Ces trésors inestimables sont restés dans les coffres des banques de Téhéran. Avant l’exil, le souverain avait ordonné le transfert de tous ses biens personnels et ceux de la famille Pahlavi à la Fondation Pahlavi, créée dix-huit ans plus tôt dans un but philanthropique.
- Départ précipité de Téhéran le 16 janvier 1979
- Transfert des biens à la Fondation Pahlavi
- Bijoux de la couronne laissés dans les banques iraniennes
- Une seule valise emportée par l’impératrice
Les milliards de dollars transférés d’Iran vers l’Amérique et l’Europe n’appartenaient pas au Shah. Les sœurs du souverain et autres membres de sa famille se sont servis de son nom pour effectuer ces transactions. Cette réalité contredit les accusations portées contre le couple impérial.
L’errance de dix-huit mois commence en Égypte où le président Anouar El Sadate accueille le Shah non comme un souverain déchu mais comme un chef d’État en exercice. L’ancien président américain Gerald Ford lui rend également visite. Le périple se poursuit au Maroc où le roi Hassan II offre au couple le palais Djenane el Kebir.
Au Maroc, l’existence de Farah et du Shah devient simple, presque austère. L’ennui devient leur principal adversaire. Le souverain, amaigri de dix kilos, ne tient qu’avec des tranquillisants. Il fait des promenades dans le parc du palais, seul ou avec l’impératrice. Hassan II rend quotidiennement visite à « son frère » qu’il tutoie et appelle par son prénom.
- Accueil en Égypte par le président Sadate
- Séjour prolongé au Maroc chez Hassan II
- Passage aux États-Unis et au Mexique
- Retour au Caire où le Shah décède
Le couple garde précieusement une petite urne contenant de la terre iranienne dans leur chambre. Ce symbole témoigne de leur attachement à une patrie perdue. Farah Diba, avec son courage légendaire et son dynamisme, réussit à redonner un peu d’espoir au Shah à bout de nerfs.
Des banquiers suisses et américains viennent visiter le Shah au Maroc. Ils confirment qu’il n’est pas le multimillionnaire prétendu par la presse internationale. Une grande partie de ses biens est en investissements à long terme, d’où son souhait de réduire considérablement son train de vie. L’impératrice est choquée par les rumeurs sur leur fortune colossale.
Le périple s’achève dramatiquement au Caire le 27 juillet 1980. Mohammad Reza Pahlavi succombe à un cancer à soixante ans. L’Égypte lui offre des funérailles dignes d’un chef d’État.
Estimation actuelle de la fortune de Farah Diba en 2025
En 2025, la fortune de Farah Diba est estimée à environ 200 millions de dollars. Cette richesse provient principalement des biens familiaux, de ses investissements personnels et de diverses propriétés immobilières. L’accumulation de ce patrimoine résulte de son mariage avec le Shah d’Iran et de son implication dans des projets culturels et caritatifs après la chute de la monarchie.
Depuis la chute du régime Pahlavi en 1979, une grande partie de sa fortune a été considérablement réduite. Les bouleversements politiques et l’exil ont profondément affecté son patrimoine personnel. Les évaluations contradictoires témoignent de la difficulté à quantifier précisément ses avoirs.
- Estimation de 200 millions de dollars en 2025
- Patrimoine issu du mariage avec le Shah
- Investissements dans des projets culturels
- Réduction significative depuis l’exil
Certains spécialistes de l’économie évaluaient la fortune personnelle du Shah à près de deux milliards de dollars. Ces sommes étaient placées en partie en Suisse et en partie en Amérique. Le souverain lui-même déclarait qu’il était riche mais que beaucoup de citoyens américains possédaient des fortunes équivalentes ou supérieures.
Ce contraste entre les déclarations et la réalité de l’exil est saisissant. Le couple impérial souhaitait réduire son train de vie, confronté aux difficultés financières imposées par leur situation de réfugiés politiques. Les grandes fortunes françaises actuelles dépassent largement ces estimations historiques.
Farah Pahlavi réside à Paris depuis plus de quarante ans. Elle s’engage continuellement pour les droits de l’homme et les libertés politiques en Iran. Depuis septembre 2022 et la mort de Mahsa Amini, elle soutient activement le mouvement de protestation d’une partie des Iraniennes contre le régime en place.
- Soutien aux mouvements de protestation en Iran
- Engagement pour les droits des femmes iraniennes
- Participation à des événements culturels internationaux
En décembre 2023, une photo de l’impératrice dans une magnifique robe bleue est partagée pour son anniversaire. De nombreux commentaires soulignent son élégance, sa classe et sa dignité malgré les années et les épreuves. La robe comporte des cordons rappelant l’ordre impérial des Pléiades décerné à Farah par le Shah.
Une soirée de gala est organisée à Los Angeles pour honorer l’impératrice à la sortie d’un film documentaire qui lui est dédié. À quatre-vingt-cinq ans, elle demeure une figure élégante et digne. Elle représente pour beaucoup les femmes iraniennes et ce qu’elles auraient pu devenir sans la révolution islamique.
- Célébration de ses 85 ans en décembre 2023
- Gala à Los Angeles en son honneur
- Symbole de l’élégance et de la dignité
- Représentante des aspirations des femmes iraniennes
L’épisode des noces arrangées avec Nicolas Puech mérite mention. En mai 2018 à Séville, lors des célébrations du soixante-quinzième anniversaire de cet héritier d’Hermès, Farah Diba était placée à sa droite à la table principale. Des noces entre l’impératrice déchue et le célibataire endurci disposant d’une fortune de dix milliards de francs suisses étaient envisagées.
Cinq ans plus tard, en février 2024, lors des funérailles du frère de Nicolas Puech, la veuve du Shah d’Iran était absente. Elle ne fut finalement ni épousée, ni même revue par l’héritier. Cet épisode témoigne des difficultés de reconstruction d’une vie personnelle après un tel exil.

Passionné de numismatique.