**Françoise Bettencourt Meyers** s’impose aujourd’hui comme la femme la plus riche du monde. Héritière de l’empire L’Oréal, sa fortune colossale dépasse les 100 milliards de dollars, faisant d’elle une figure incontournable de l’économie mondiale. Malgré cette immense richesse, elle cultive une discrétion remarquable. À 71 ans, elle orchestre actuellement un « passage de génération » au sein du géant des cosmétiques, transmettant progressivement les rênes à ses fils. Son parcours illustre l’histoire d’un patrimoine familial exceptionnel, entre gestion d’entreprise, investissements stratégiques et engagements philanthropiques d’envergure.
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L’empire L’Oréal : histoire d’un héritage familial prestigieux
L’histoire de l’empire L’Oréal débute en 1909 lorsqu’Eugène Schueller, grand-père de Françoise, développe des teintures capillaires révolutionnaires. Cette modeste société de produits de beauté s’est métamorphosée en un géant mondial des cosmétiques au fil des décennies. Après le décès du fondateur en 1957, sa fille Liliane Bettencourt prend les commandes du groupe, avant de transmettre progressivement le flambeau à Françoise. La famille détient aujourd’hui environ 35% de cette société valorisée à plus de 200 milliards d’euros. Les récents changements de gouvernance témoignent d’une nouvelle ère : Françoise cède sa vice-présidence à son fils Jean-Victor Meyers (38 ans), marquant l’arrivée de la quatrième génération. La holding familiale Téthys, présidée par Françoise, diversifie ses investissements dans divers secteurs comme la mode, la santé et l’éducation.
Une fortune colossale qui fait d’elle la femme la plus riche du monde
Le patrimoine de Françoise Bettencourt Meyers atteint des sommets vertigineux avec une estimation de 76,1 milliards de dollars selon Forbes. En décembre 2023, elle devient la première milliardaire féminine à franchir le cap symbolique des 100 milliards de dollars. Classée 20e fortune mondiale, elle partageait en 2023 avec Bernard Arnault le privilège de former le duo des personnes les plus fortunées au monde – une première pour deux ressortissants français. La performance exceptionnelle de l’action L’Oréal en 2023, avec une hausse de 35%, explique en partie cette richesse considérable. Avec un chiffre d’affaires dépassant 43 milliards d’euros, le groupe confirme sa position dominante sur le marché international des cosmétiques, alimentant ainsi la fortune de son actionnaire principale.
Un patrimoine immobilier et des propriétés d’exception
Le patrimoine immobilier de la famille Bettencourt Meyers comprend plusieurs résidences prestigieuses. L’hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine, hérité de sa mère, impressionne par ses 1000 m² répartis sur cinq niveaux, sa piscine de 30 mètres au sous-sol et ses collections exceptionnelles. La famille possède également plusieurs maisons en Bretagne, à Ploubazlanec, ainsi qu’une propriété de fortune et de caractère à Formentor sur l’île de Majorque. Dès 1992, Liliane Bettencourt avait confié à sa fille la nue-propriété de ses participations dans L’Oréal et de sa résidence principale. Cette transmission de patrimoine a fait l’objet d’un redressement fiscal record suite à la découverte de comptes à l’étranger, épisode qui a terni temporairement l’image de cette famille discrète.
Une générosité discrète : les engagements philanthropiques des Bettencourt Meyers
La philanthropie occupe une place centrale dans la vie de Françoise Bettencourt Meyers. Elle préside la Fondation Bettencourt Schueller, l’une des plus importantes d’Europe avec plusieurs centaines de millions d’euros de budget annuel. En 2024, cette organisation a distribué plus de 85 millions d’euros dans les domaines des sciences de la vie, des métiers d’art et de la solidarité. Avec son époux, elle a également créé la Fondation Pour l’Audition, reconnue d’utilité publique. Leur contribution exceptionnelle de 226 millions de dollars pour la restauration de Notre-Dame après l’incendie de 2019 témoigne de leur engagement pour le patrimoine culturel français. Passionnée de littérature et d’études bibliques, Françoise reverse systématiquement les droits de ses ouvrages à Médecins Sans Frontières, illustrant une approche discrète mais constante du mécénat.

Passionné de numismatique.