Comment devenir traducteur ?

Le traducteur transpose un contenu écrit dans une langue vers une autre langue et doit être au fait du sujet évoqué dans ce contenu. Son métier requiert donc une bonne technicité, une grande concentration et un temps de préparation suffisant. Il est censé maîtriser plusieurs langues étrangères en plus de sa langue natale. Les étapes à suivre pour devenir traducteur varient en fonction du type de traduction et du domaine de travail.

Quelles sont les études et formations pour devenir traducteur ?

Comme on peut s’y attendre, la connaissance de plus d’une langue étrangère est indispensable pour devenir traducteur. Il est possible de suivre des études payantes auprès des grandes écoles spécialisées pour exercer ce métier. L’étudiant peut choisir de commencer après le bac en optant pour la filière management, communication et traduction. Pour commencer les études en 2e année ou en 3e année, il faut un L1 ou un L2 valide. Le futur traducteur a aussi la possibilité de rejoindre la 4e année pour commencer ses études en traduction s’il est titulaire d’un L3 valide.

Comment devenir traducteur
La connaissance de langues étrangères est la qualité principale d’un traducteur.

Certains établissements délivrent le master pro de traduction éditoriale, économique et technique et reçoivent uniquement les étudiants possédant un L3 par voie de concours. Certains traducteurs compétents sortent aussi des instituts de formations en langues vivantes, en traduction et en relations internationales. Si l’étudiant connait déjà le type de traduction qui l’intéresse, il réussirait vite dans un centre qui donne des formations en traduction spécialisée : commerciale, juridique, littéraire, culturelle…

Est-il possible de devenir traducteur sans être diplômé ?

Il est tout à fait possible de devenir traducteur, même sans diplôme, à condition d’avoir toutes les qualités et les compétences requises pour l’exécution du métier. C’est une profession libérale non réglementée qui ne requiert pas forcément des qualifications professionnelles pour la pratiquer. Cependant, un traducteur non diplômé ne peut faire pencher la balance qu’avec une bonne réputation auprès de la clientèle. En plus d’un travail beaucoup plus soigné, il augmentera sa chance en tant que salarié. Le marché de la traduction actuelle est dominé par les traducteurs qualifiés indépendants.

Quels sont les différents types de traducteurs ?

Les traducteurs sont catégorisés selon leur secteur d’activité et le support utilisé pour mener à bien la traduction :

  • Le traducteur du secteur audiovisuel ;
  • Le traducteur expert judiciaire ;
  • Le traducteur littéraire ;
  • Le traducteur web ou localisateur ;
  • Le traducteur post-éditeur ;
  • Le traducteur technique ;
  • Le traducteur réviseur ;
  • Le traducteur terminologue.

Quelles sont les qualités d’un bon traducteur ?

Un bon traducteur maîtrise la grammaire et l’orthographe de la langue de départ et de la langue d’arrivée. Il doit être soucieux du détail et capable de repérer facilement les éventuelles erreurs dans un texte. Il doit être méticuleux pou offrir un travail soigné. Il doit savoir éviter la traduction directe qui fausserait le concept à transmettre et se mettre dans la situation d’arrivée pour rester fidèle au contenu à traduire. La plus grande qualité d’un traducteur est sa passion linguistique surtout s’il travaille en tant qu’indépendant.

Qu’est-ce qu’un traducteur-interprète ?

Un traducteur-interprète, également appelé traducteur assermenté est un traducteur salarié qui travaille sous l’autorisation du ministère des Affaires Étrangère. Il peut traduire les documents juridiques et officiels. II tient aussi le rôle d’interprète dans certaines situations. Il travaille en même temps pour la gendarmerie et la police nationale, ainsi que pour les services de douanes et du tribunal selon son ordre de mission. Il appose sa signature, son cachet et son numéro d’ordre sur tous les documents qu’il traduit.

Comment devenir traducteur-interprète assermenté ?

Tout citoyen français majeur sans antécédent judiciaire peut devenir traducteur assermenté. La seule condition est la maîtrise du métier. Il n’y a pas d’études ni de diplômes correspondants à ce type de traduction. Pour tenter sa chance dans ce métier, il faut déposer sa candidature auprès du Procureur de la République au Tribunal de Grande Instance (TGI) et attendre la nomination des Cours d’Appel. Pour se démarquer des milliers de postulants, il est important de remplir les conditions suivantes :

  1. Avoir un diplôme en langues étrangères ;
  2. Avoir au moins une expérience professionnelle réussie en tant que traducteur ;
  3. Remplir avec tact le dossier de postulant retiré auprès du Tribunal de Grande Instance de votre circonscription ;
  4. Adresser le dossier au Procureur de la République au Tribunal de Grande Instance ;
  5. Envoyer le dossier en 3 exemplaires et dans les meilleurs délais, c’est-à-dire avant le mois de mars ;
  6. Se présenter à l’ « enquête de moralité » menée par la police.

Le traducteur assermenté doit prêter serment auprès de la Cour d’Appel de sa circonscription pour valider son titre. Il s’engagera au service de l’État pour cinq ans renouvelables.   

Comment devenir traducteur
Le traducteur assermenté est celui qui est qualifié pour traduire des documents officiels.

Comment devenir traducteur indépendant ?

Un traducteur indépendant travaille en free-lance et doit avoir en plus une attitude commerciale pour réussir à convaincre les prospects et fidéliser les clients. II est possible d’appartenir à un régime social soit en choisissant le statut d’auto-entrepreneur, soit en créant une entreprise à statut SASU ou EURL. La première option est réservée aux traducteurs indépendants qui privilégient les avantages fiscaux. Dans ce cas, le chiffre d’affaires est limité et le patrimoine personnel ne bénéficie pas de protection.

La seconde option accorde plutôt au travailleur la protection de son patrimoine personnel. Cependant, la création de l’entreprise de traduction à un seul associé suit un long processus et il faut en plus payer tous les frais y afférents. Il est possible d’essayer le statut d’auto-entrepreneur pendant un certain temps et de passer à la structure juridique de société unipersonnelle si celle-ci s’avère plus importante. Après, il est possible de créer une entreprise à plusieurs associés avec un statut SAS ou SARL lorsque les commandes deviennent plus importantes.

Conclusion

Les voies sont multiples pour devenir traducteur professionnel. Il est plus intéressant de commencer par approfondir la connaissance des langues étrangères à utiliser dans le métier. Il faut ensuite enrichir l’expérience en travaillant dans une agence de traduction. Enfin, reste le choix de travailler en tant qu’indépendant ou en tant que fonctionnaire.  

Laisser un commentaire